Allo? Ah!

•juillet 6, 2010 • Un commentaire

Oui bon d’accord, j’ai pas posté depuis super longtemps et je me demandais s’il fallait fermer ce blog… Mais non, je sens qu’il va me falloir plus de courage que ça pour fermer cette fenêtre… Et puis peut-être que ça reviendra mon envie d’écrire!!!

La principale raison de mon silence est le boulot bien sûr. La majorité d’entre vous sait que j’ai couru après les deadline ces derniers temps, pour déposer abstract,  demande de sous et finir par avoir la possibilité de présenter un poster à la « International Conference on Alzheimer’s Disease » (ICAD) qui rassemble environ chaque année 10 000 personnes, et c’est même pas une exagération, il y aura a peu près 6000 posters et 500 talks… Bref, je pars donc à Honolulu, Hawaii, USA pour 10 jours et ensuite je file vers la Californie pour 10 jours de road trip. Autant dire que je suis comme une dingue, super excitée, trop contente et que la seule chose que je redoute sont les 20h d’avion (ben oui on fait quand même 12 000 km)… Et puis les araignées et millepattes géants d’Hawaii aussi (allez voir ici, ca fiche la trouille ).

Ma valise est blindée, mais mon esprit cartésien (sisisisi) a réussi à faire rentrer 15 t-shirts, 3 shorts, 1 pantacourt, 4 leggings, 4 robes, 3 paires de chaussures, une tonne de sous-vêtements, 3 bikinis, 1 paréo,  2 paires de lunettes, de la crème solaire indice 50, une trousse de toilette taille XXL, un jeu de plage (merci Giuilia), et j’en passe. Parée Melle Emma!!!! Enfin le plus important, mon passeport, mon assurance voyage (PAS envie de payer 50 000 $ de frais médicaux si problème), mon semblant-de-visa-que-maintenant-t’as-plus-besoin-pour-entrer-aux-USA mais ils te font payer quand même, mes réservations d’hôtel, conférence, voitures…

Voili voilou, je vous fais à tous des gros bisous et penses bien fort à vous!! Retour le 28 juillet si tout va bien!

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Book it

•février 23, 2010 • 2 commentaires

Aujourd’hui j’ai envie de parler livre, ou plutôt auteur. Et comme je suis en Angleterre, le sujet sera Jonathan Coe, un écrivain britannique né en 1961 à Birmingham (selon Wikipedia, je précise). J’avais découvert avec ravissement il y a quelques années son livre « Testament à l’anglaise » (« What a carve up! ») que j’avais dévoré. En deux phrases: un jeune homme est contacté par une vielle dame un peu folle pour écrire l’histoire de sa famille, une dynastie marquée par des secrets et mensonges. Comme vous pouvez l’ imaginer, c’est un délice un peu pervers de se plonger dans les méandres des relations familiales malmenées, surtout lorsqu’elles sont tintées d’humour anglais irrésistible.

Première impression très bonne donc, celle qui fait que sans le vouloir vous retenez ce nom pour future référence. Le bookcrossing aidant, j’ai ensuite lu « Les nains de la mort » (« The dwarves of death ») que j’ai tout de suite moins aimé. Je l’ai trouvé plus brouillon, moins drôle, et j’ai appris plus tard qu’en fait il précédait « testament à l’anglaise ».

Récemment, j’ai eu le plaisir de redécouvrir Jonathan Coe avec son roman « Bienvenue au club » (« The Rotter’s club »), et j’étais ravie de pouvoir aujourd’hui être capable de le lire dans la langue originale. L’auteur nous embarque dans la vie d’adolescents des annees 70, en précisant qu’il faut imaginer un monde sans ordinateur, sans telephone portable et sans Margaret Tchatcher. L’humour est là, la finesse des personnages est présente, bref on le lit très vite et on se régale.

Je prêterait avec plaisir ce dernier roman au prochain bookcrosseur qui passe par Londres!!!

Catchy wee tune

•février 15, 2010 • Laisser un commentaire

Je suis définitivement sûre d’une chose: je suis maniaco-dépressive ou cyclo-thymique je sais plus trop lequel. Il y a une semaine j’étais au 36ème dessous et aujourd’hui, je suis pleine d’espoir et de joie.

Anyway, cet étrange titre fait référence à quelque chose qu’il est difficile d’appréhender dans le merveilleux univers de Londres: les expressions. J’ai eu du mal, beaucoup de mal, à comprendre mon collègue ecossais parfois…

Allez, pour le plaisir, quelques expressions:

« Catchy wee tune« , qui se traduirait par « petite musique qui reste dans la tête » (quand vous le prononcez très vite avec l’accent écossais on dirait que vous parlez chinois ;))

Dans le même ordre d’idée, pour saluer un pote écossais vous pouvez dire « Hello, big man » ou si le gars est plutôt court sur pattes « Hello, wee man« 

Après vous avez « easy peezy lemon squeezy » pour « super facile »

« Buzy buzy like a bumble bee« , ben ça veut dire « occupé, occupé comme une abeille »

« Dressed to impress » -> « Habillé pour impressioner »

« Eating is cheating« -> « Manger c’est tricher » (oui ça fait référence à manger lorsque l’on boit de la bière, les vrais anglais ne mangent pas, ils se sustentent de houblons/malt fermentés).

Voili voilou, si vous avez vous-même des petites expressions que vous voulez partager, n’hésitez-pas!!!

I just wanna have fun

•février 10, 2010 • Laisser un commentaire

2010 s’annonce comme une année de choix, de décision. Ou vais-je? Ou cours-je? Dans quel état j’erre? Je suis à la moitié de mon parcours thésaristique, il me reste 1 an et demi pour expérimenter, classer, trier mon sujet de thèse mais aussi ma vie en général! Jusque là je pouvais tout tenter sans trop me poser de questions. Mais maintenant je dois réfléchir sérieusement à ce que je veux faire quand je serai grande, et c’est hyper-super compliqué! Autant dire que je préfère ne pas penser en ce moment.

Du coup je fais que des bêtises. Je sors, je bois, je fume… Mes bonnes résolutions sont toute tombées dans l’eau de la Tamise, ou plutôt dans les litres de bière qui jonchent ma vie quotidienne. J’oublie des choses importantes ou insignifiantes, je traite le monde comme s’il m’appartenait sans vraiment le comprendre, je décide de ne pas me soucier de problemes qui me suivent depuis des années. Le fait est que, je commence à bien m’amuser à Londres, j’ai quelques bons amis et bons plans, mais il me font perdre la tête aussi, et j’oublie presque qui je suis réellement! Ou serais-je au contraire en train de me découvrir? Je suis toute confuse!!!

Un exemple? Je ne vais jamais en boite, je n’aime pas ca, j’aime bien danser mais c’est super ennuyeux de piétiner sur une piste sans pouvoir discuter. En plus, on se fait toujours draguer par des gros lourds qui sentent l’alcool à 3km. En France donc, j’ai arrêté les boites depuis l’age de 17-18 ans, pour me consacrer aux choses  j’aime vraiment: les bon repas entre potes, le vin, les soirées tranquilles à la maison, dans un bar ou en plein air. Eh bien samedi soir dernier, défiant toute mes conventions personnelles, j’ai rétroussé mes pantalons pour mettre une jupe, enfiler des talons (mes pieds haïssent les talons), et je suis allée danser dans une boite/bar. Et j’ai adoré. Honte sur moi. J’ai dragouilé tout ce qui bougeait et avait un visage d’ange, j’ai enflammé la piste, bu des cocktails/bières/je-ne-pas-trop-ce-que-c’était, me suis retrouvée dans une autre boite avec des gens rencontrés dans la précédente, j’ai perdu une écharpe, embrassé un gars hyper-super canon (même que mes copines étaient jalouses) mais un peu trop bourré et entreprenant… Bref, j’avais 17 ans again…

Et puis, brutalement, le dimanche revient avec la vie, la vraie, avec les maux de tête, les questions, les contradictions. Et le lundi, c’est pire, on retrouve avec peine la routine des jours ouvrables, les collègues qui font tout pour rire de cette vie. Et on reçoit un coup de fil, d’une amie tendre et chère qui nous apprend qu’elle, aujourd’hui, elle a changé sa routine, elle est allé à l’enterrement de quelqu’un qui nous a été cher, et qui est parti. Et moi, je me suis bêtement ici, à pleurer cette disparition, c’est tellement définitif la mort. Alors Jacques, « Que pleurent dans la nuit les coeurs a l’unisson », un de ces coeurs étaient à Londres, et pensait à toi.

Bonne année

•janvier 31, 2010 • Un commentaire

Pas de nouvelles fraîches, mais avant qu’il ne soit trop tard, je vous souhaite à tous une bonne année!!! Qu’elle soit encore meilleure que la précédente et au diable les résolutions que vous ne tiendrez pas, restez vous même, c’est comme ca que je vous aime!!!

Courtesies

•novembre 26, 2009 • Laisser un commentaire

Aujourd’hui, une  petite lecon sur le fameux « x » anglais qui termine tout échange amical entre deux individus. Vous avez tous déjà vu, à la fin d’une lettre, d’un email, d’un texto ce fameux « x » situé après la signature qui, généralement, signifie « bisous ». Pas aussi simple d’utilisation qu’il n’y paraît, des règles précises s’imposent.

Un seul « x » signifie que vous connaissez la personne, que vous avez une relation en dehors du travail et que l’appréciez. Vous mettez encore peu de sentiments dans cette relation, et vous espérez peut-être plus mais restez prudent. Il s’agit généralement de quelqu’un que vous venez de rencontrez et que vous espérez revoir.

Deux « x » implique que vous pensez être presque amis. S’il s’agit du sexe opposé au vôtre (ou de toute personne pour laquelle vous avez des envies non catholiques), il suggère une possibilité de relation plus profonde et une invitation à se revoir.

Trois « x » et c’est gagné, vous êtes amis, amants, vous vous embrasserez la prochaine fois que vous vous verrez, vous êtes intimes, etc…

Plein de « x », c’est généralement l’excessivité qui caractérise les filles/femmes, elles adorent mettre plein de « x » pour être sûres que vous compreniez bien qu’elles vous adorent et que vous êtes très importants pour elles. C’est exactement comme celles qui mettent plein de petit coeurs partout, un peu fleur bleue, un peu naives, très attachantes.

Une variante plutot sympathique du « x » est le « o ». Il veut dire « câlin ». C’est encore plus meugnon quoi, au lieu de dire « xxx » (bisou-bisou-bisou) vous dites « xoxoxo » (bisou-câlin-bisou-câlin-bisou-câlin). Finalement, les anglais sont les inventeurs du smiley, ils remplacaient déjà un bisou par un symbol avant l’arrivée d’internet.

Voila, j’espère avoir éclairé votre journée et que vous vous coucherez moins bête ce soir. Sur ce, je retourne bosser.

Berlin is never Berlin*

•novembre 23, 2009 • 4 commentaires

Vendredi: 7pm, retour à la maison en vitesse, après avoir pensé à check-in online, imprimé mon boarding pass, fini le boulot le plus urgent. Je parle à ma coloc, j’embête le chat, je prépare ma valise pour trois jours (ah le problème insoluble du choix de v$etements qui doit rentrer dans 55cmx40cmx20 cm). Ne pas oublier de mettre les liquides de côté (la crème nivea, c’est du liquide?) et de les transporter dans des flacons de moins de 100ml.

Samedi: 2.30 am, départ de la maison sans avoir dormi, prête pour prendre 3 bus afin d’arriver à l’aéroport avant 5 am. Je retrouve mes deux compères Ale et Amy. On se fait emmerder par le personnel pour un sac un peu trop gros, on dort et on se réveille à Berlin!!!! Il fait beau, il fait chaud, enfin plus chaud qu’à Londres. Je me fais réprimander par le controleur des frontières, on trouve notre chemin jusqu’au train qui nous emmène à Alexanderplatz puis le U-bahn jusqu’à Rosenthalerplatz.

On se pose à notre chouette appart 2 pièces, on se ballade en se disant qu’on ne sait définitivement pas où est le centre ville. Une sieste, quelques recherches sur internet, et nous voilà parties pour la soirée dans les rues de Berlin. Et là, tout s’enchaîne. Un verre dans un bar fumeur, un dîner tres agréable compose de saucisses, d’un Riesling plus que delicieux, d’une conversation épique, de la rencontre de 2 espagnols. Yves nous rejoint et nous emmène dans une boite plus qu’étrange: soirée 80’s au programme, et lesbiennes/gay aussi. Trop bizarre de se faire reluquer par des femmes de 30-40 ans… Well, on se dirige vers une autre boîte, pleine à craquer mais avec de la musique super agréable style Caravane Palace. Retour vers 5h du mat, et petit passage à la boulangerie ouverte 24/24 pour un petit déj très matinal.

Dimanche: Brunch au soleil, avant de se diriger vers le Reichstag, et d’observer la ligne qui demarque l’ancien mur. On passe quelques temps devant 4 jeunes très talentueux qui nous ont offert un superbe spectacle de comédie/danse/break-dance, avant de se retrouver au Tiergarten, un parc magnifiquement peuplé d’arbres en parure d’automne. Re-sieste, parce qu’on a peu dormi en 2 jours, re-resto avec vin et direction un petit bar à cocktail super sympa appelé « delicious doughnuts », invisible sans connaitre l’adresse exacte. Une partie de baby-foot gagnée, on se couche un peu plus tôt que la veille avec l’espoir que demain s’arrête d’arriver.

Lundi: visite culturelle du Jewish Museum, ou on apprend à écrire Ashkenaz en hébreu. Impossible de trouver un resto non italien en sortant, on décide d’attendre d’être arrivées à Potzdamer platz, la City de Berlin. Repas frugal car « Bio », on visite le marché de Noël en se régalant d’une waffle au nutella. Avant de rentrer prendre l’avion, une petite descente en luge de la piste de ski artificielle: une petite frayeur pour un grand éclat de rire. Rentrée à 1h30 du mat dans ma little maison à Greenwich, la tête pleine de souvenirs, le coeur grandi d’amitié.

* Jack Lang,  « Paris is always Paris and Berlin is never Berlin », 2001