I just wanna have fun

2010 s’annonce comme une année de choix, de décision. Ou vais-je? Ou cours-je? Dans quel état j’erre? Je suis à la moitié de mon parcours thésaristique, il me reste 1 an et demi pour expérimenter, classer, trier mon sujet de thèse mais aussi ma vie en général! Jusque là je pouvais tout tenter sans trop me poser de questions. Mais maintenant je dois réfléchir sérieusement à ce que je veux faire quand je serai grande, et c’est hyper-super compliqué! Autant dire que je préfère ne pas penser en ce moment.

Du coup je fais que des bêtises. Je sors, je bois, je fume… Mes bonnes résolutions sont toute tombées dans l’eau de la Tamise, ou plutôt dans les litres de bière qui jonchent ma vie quotidienne. J’oublie des choses importantes ou insignifiantes, je traite le monde comme s’il m’appartenait sans vraiment le comprendre, je décide de ne pas me soucier de problemes qui me suivent depuis des années. Le fait est que, je commence à bien m’amuser à Londres, j’ai quelques bons amis et bons plans, mais il me font perdre la tête aussi, et j’oublie presque qui je suis réellement! Ou serais-je au contraire en train de me découvrir? Je suis toute confuse!!!

Un exemple? Je ne vais jamais en boite, je n’aime pas ca, j’aime bien danser mais c’est super ennuyeux de piétiner sur une piste sans pouvoir discuter. En plus, on se fait toujours draguer par des gros lourds qui sentent l’alcool à 3km. En France donc, j’ai arrêté les boites depuis l’age de 17-18 ans, pour me consacrer aux choses  j’aime vraiment: les bon repas entre potes, le vin, les soirées tranquilles à la maison, dans un bar ou en plein air. Eh bien samedi soir dernier, défiant toute mes conventions personnelles, j’ai rétroussé mes pantalons pour mettre une jupe, enfiler des talons (mes pieds haïssent les talons), et je suis allée danser dans une boite/bar. Et j’ai adoré. Honte sur moi. J’ai dragouilé tout ce qui bougeait et avait un visage d’ange, j’ai enflammé la piste, bu des cocktails/bières/je-ne-pas-trop-ce-que-c’était, me suis retrouvée dans une autre boite avec des gens rencontrés dans la précédente, j’ai perdu une écharpe, embrassé un gars hyper-super canon (même que mes copines étaient jalouses) mais un peu trop bourré et entreprenant… Bref, j’avais 17 ans again…

Et puis, brutalement, le dimanche revient avec la vie, la vraie, avec les maux de tête, les questions, les contradictions. Et le lundi, c’est pire, on retrouve avec peine la routine des jours ouvrables, les collègues qui font tout pour rire de cette vie. Et on reçoit un coup de fil, d’une amie tendre et chère qui nous apprend qu’elle, aujourd’hui, elle a changé sa routine, elle est allé à l’enterrement de quelqu’un qui nous a été cher, et qui est parti. Et moi, je me suis bêtement ici, à pleurer cette disparition, c’est tellement définitif la mort. Alors Jacques, « Que pleurent dans la nuit les coeurs a l’unisson », un de ces coeurs étaient à Londres, et pensait à toi.

~ par emmayleen sur février 10, 2010.

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