Aujourd’hui, une petite lecon sur le fameux “x” anglais qui termine tout échange amical entre deux individus. Vous avez tous déjà vu, à la fin d’une lettre, d’un email, d’un texto ce fameux “x” situé après la signature qui, généralement, signifie “bisous”. Pas aussi simple d’utilisation qu’il n’y paraît, des règles précises s’imposent.
Un seul “x” signifie que vous connaissez la personne, que vous avez une relation en dehors du travail et que l’appréciez. Vous mettez encore peu de sentiments dans cette relation, et vous espérez peut-être plus mais restez prudent. Il s’agit généralement de quelqu’un que vous venez de rencontrez et que vous espérez revoir.
Deux “x” implique que vous pensez être presque amis. S’il s’agit du sexe opposé au vôtre (ou de toute personne pour laquelle vous avez des envies non catholiques), il suggère une possibilité de relation plus profonde et une invitation à se revoir.
Trois “x” et c’est gagné, vous êtes amis, amants, vous vous embrasserez la prochaine fois que vous vous verrez, vous êtes intimes, etc…
Plein de “x”, c’est généralement l’excessivité qui caractérise les filles/femmes, elles adorent mettre plein de “x” pour être sûres que vous compreniez bien qu’elles vous adorent et que vous êtes très importants pour elles. C’est exactement comme celles qui mettent plein de petit coeurs partout, un peu fleur bleue, un peu naives, très attachantes.
Une variante plutot sympathique du “x” est le “o”. Il veut dire “câlin”. C’est encore plus meugnon quoi, au lieu de dire “xxx” (bisou-bisou-bisou) vous dites “xoxoxo” (bisou-câlin-bisou-câlin-bisou-câlin). Finalement, les anglais sont les inventeurs du smiley, ils remplacaient déjà un bisou par un symbol avant l’arrivée d’internet.
Voila, j’espère avoir éclairé votre journée et que vous vous coucherez moins bête ce soir. Sur ce, je retourne bosser.













Un plaisir un peu moins gratuit mais fantastique sont les Proms de la BBC. Pour 5 livres, vous avez accès à trois heures de musique classique dans une des plus belles salles de concert le Royal Albert Hall. Vous n’avez pas de siege, vous êtes dans l’arène, ce qui rappelle étrangement la fosse des concerts de Rock mais ici personne ne pogote, ne siffle, ne hurle. L’avantage certain est que vu que l’arène est grande et qu’elle n’est généralement pas remplie, vous pouvez vous tenir debout, assis, et comble du luxe, allongé. Et je vous assure, entendre un orchestre (en l’occurence l’Orchestre National de Lyon dirigé par Jun Markl) jouer dans un décor magnifique, allongée, c’est un plaisir que j’ai peu eu l’occasion d’avoir. Si vous avez envie de profiter un peu plus de la scene, vous vous mettez debout et admirez la violoniste Akiko Suwanai (jouant sur un stradivarius de 1715), le chef d’orchestre, et découvrez un instrument que je ne connaissais pas le Sho. C’est un orgue à bouche, japonnais, dérivé d’un instrument chinois. Il produit un son très léger, haut, étrange car, comme l’harmonica, il produit de la musique en inspiration comme en expiration, ce qui permet de faire durer très longtemps un son. J’ai aussi découvert des compositions japonaises, des pièces de Ravel que je n’avais jamais entendues et beaucoup aimé les “Themes on Carmen” de Pablo de Sarasate.

